# Airbnb : pas de changement en vue pour la déclaration des revenus locatifs en 2024

> C'est officiel, les propriétaires de meublés saisonniers ont obtenu un sursis d'un an pour leur déclaration de revenus locatifs.

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# Airbnb : pas de changement en vue pour la déclaration des revenus locatifs en 2024

                  Rédigé par [](/author//) le 21 octobre 2025

Un simple mail peut suffire à faire perdre plusieurs centaines d’euros. Depuis quelques mois, les tentatives d’arnaque aux loyers impayés se multiplient en France. Des escrocs se font passer pour des agences immobilières ou des propriétaires afin de détourner les paiements vers des comptes souvent ouverts en ligne sous une fausse identité.

## La possibilité d’appliquer l’ancien régime pour la déclaration des revenus générés en 2023

Les loueurs de meublés de tourisme ont gagné une année de répit. C’est en tout cas l’annonce du ministère des Finances datée du 14 février dans le Bulletin officiel des finances publiques. Cette confirmation autorise ainsi les contribuables à **déclarer leurs revenus de l’année 2023 selon les règles fiscales des années précédentes**. 

En pratique, cela signifie que les loueurs de **meublé de tourisme** non classé pourront **déclarer leurs recettes locatives au régime micro-BIC** ce printemps, tant que celles-ci n’excèdent pas **77 700 € **en 2023 et bénéficieront d’un **abattement de 50 % de leurs charges**. De même, les loueurs de **meublé classé** pourront toujours opter pour le régime micro-BIC si leurs revenus locatifs ne dépassent pas **188 700 € **en 2023, avec un **abattement de 71 %**.

- En savoir plus sur la [déclaration LMNP](/faq/declaration-lmnp/)

### L’erratum du gouvernement dans le budget 2024

Pour l’heure, une question reste toutefois encore en suspens : quel sera le régime applicable aux revenus locatifs générés sur 2024 ? Pour rappel, la loi de finances, adoptée en décembre, a modifié la fiscalité des meublés de tourisme suite à l’adoption par erreur d’un amendement. Pour les meublés de tourisme non classés, **le Parlement a réduit le plafond des recettes locatives de 77 700 à 15 000 € **par an et a également **diminué l’abattement des charges de 50 à 30 %**.

En parallèle, Annaïg Le Meur (Renaissance) et Iñaki Echaniz (Parti socialiste) ont fait adopter en première lecture à l’Assemblée nationale, le 29 janvier, une proposition de loi « visant à remédier aux déséquilibres du marché locatif ». Cette proposition de loi entend** harmoniser à la baisse les avantages fiscaux des meublés touristiques**. Le sujet n’est donc pas clos et rien n’est encore décidé pour les revenus de 2024. 

## Le sort des locations saisonnières encore incertain

Ainsi, la question des locations meublées saisonnières continue d’occuper l’agenda des autorités publiques. Une préoccupation légitime au vu de l’ampleur de la **crise du logement** qui affecte particulièrement l’accès à la **location meublée traditionnelle**.

Pour autant, bien que les plateformes comme celle d’Airbnb soient toujours dans le viseur de l’exécutif, il est possible que le nouveau régime inscrit dans la loi de finances 2024 ne soit jamais mis en œuvre. En effet, plusieurs propositions de loi sont actuellement en discussion pour** modifier le régime micro-BIC** ainsi que le régime d’imposition des **plus-values** des locations meublées saisonnières.